Un vélorutionnaire à poil dur, tendance anarchiste
Olivier a écrit plusieurs articles assez brûlants anti-bagnoles dans nos publications de l’époque, qu’il tentait de distribuer à la criée dans les rues de Grenoble. Vous pouvez lire un exemple de ces ecrits sur notre site.
Il paye très cher un jet de yahourts (périmés) sur la voiture de Nico S., notre aimable prez’, alors ministre de l’intérieur.
Il est emprisonné depuis le 30 novembre 2007.
Lien pour voir Olivier en action, dans la rue.
Article libération 27 janvier 2008.
Une copie du texte publié par Vélorution Toulouse
Réduction de vitesse et disparition des véhicules polluants et dangereux du centre ville de Toulouse - transports publics propres et gratuits pour tous.
Disparition des "aménagements cyclables", pistes, bandes et autres "ghettos" qui sont mortels pour les cyclistes. Il suffit de lire quelques rapports et statistiques officiels pour comprendre que le taux d’accident des cyclistes augmente partout où ces aménagements sont mis en place dans le périmètre urbain. Un simple coup de peinture suffit à rendre l’endroit plus dangereux. La Mairie et les techniciens de la ville (à Toulouse comme ailleurs en France et en Europe) continuent néanmoins à élaborer ces aménagements dites "cyclables" qui sont le meilleur moyen pour nous éliminer.
- L’abandon immédiat et définitif de toutes les verbalisations et poursuites contre les cyclistes. Les cyclistes prennent (de source officielle) deux fois plus de PV que les automodébiles, en proportion à leur nombre. Cette situation dure depuis l’invention du code de la déroute et des lois stupides qui le régissent. Elle s’est intensifiée à Toulouse depuis quelques années. Pas une seule fois il n’a été envisagé de changer les lois et le code en faveur des cyclistes, des piétons, des rollers, handicapées, etc.
- Mise à disposition d’un local, pour l’atelier de l’association qui récupère, entretient, et recycle toutes les bicyclettes de ville et les charrettes.
- Récupération et recyclage des bicyclettes abandonnées par leur propriétaire et ramassées sur la voie publique par les services municipaux. La Mairie préfère les mettre en cube et vendre le métal au plus offrant.
Non reconnue d’utilité publique, l’association fonctionne sans subvention des collectivités publiques et privées. Elle est implantée sur plusieurs ateliers permanents, présent 4 fois par semaine sur différents marchés de la ville, dans le but de développer échanges et autonomie des cyclistes. L’aide et l’assistance à des centaines de cyclistes ne pourraient être plus concret.
Cependant, l’un des principales activistes de l’association, Olivier Théron, a fait l’objet d’un harcèlement policier et judiciaire incessant depuis 5 ans (retracé dans la chronique ci-dessous). Les manifest’actions de l’association se sont soldées plusieurs fois par l’arrestation arbitraire d’Olivier. Des biens de l’association (mégaphone, caisse d’outils,..) ont été confisqués et non restitués ; volés. Des menaces et intimidations ont été proférées à l’encontre des membres de l’association. De nombreuses plaintes ont été déposées pour ces délits, elles n’ont jamais été instruites.
Essentiellement en raison de la détermination de son fondateur, l’association a fait face à toute ces péripéties et obstacles (expulsion de l’atelier de mécanique, laissé à l’abandon sous la régie de l’O.P.A.C., dispersion du stock, perte de matériel, verbalisations, inculpations, condamnations). Aucune n’a eu raison de son existence.
Olivier a été incarcéré le 30 novembre dernier à la maison d’arrêt de
Seysses pour purger une peine d’emprisonnement de 7 mois. D’autres
bénévoles ont pris le relais des multiples taches. La Vélorution continue
ses activités et n’abandonnera aucune de ses revendications, en tout
premier lieu :
La libération immédiate d’Olivier.
Chronique :
En août 2002, Olivier est interpellé près de la place Wilson après avoir grillé un feu rouge à vélo. Le dialogue entamé avec les policiers qui emploient tutoiement et autres familiarités tourne à la mayonnaise. Olivier est embarqué au commissariat et mis en garde-à-vue tandis que son vélo est laissé à l’abandon sur la place.
Au commissariat, le commissaire remplit un dossier à charge pour "outrage à agent". Diverses auditions, 5 témoignages d’officiers de police, tous concordants : L’individu aurait proclamé face aux policiers que "dans la police il n’y a que des escrocs". Les procès verbaux d’auditions portant ses signatures, établissent que Olivier reconnaît d’avoir proféré l’outrage. Seulement, il n’a jamais signé les procès verbaux établis pendant sa garde-à-vue, le refus de signature servant généralement de garde-fou. La seule signature qu’il a laissée dans les lieux est celle du dépôt des affaires personnelles lors de sa mise en garde-à-vue. Celles qui figurent en bas des documents officiels ont alors du y être apportées par d’autres personnes, selon le principe un peu grossier d’imitation. Le délit de "faux en écriture publique" relève de la cour d’assise pour un fonctionnaire de police. Mais c’est Olivier qui est inculpé et condamné à 1 mois de travail d’Intérêt Général, sans avoir pu découvrir à temps les pièces composant ce dossier. La copie du dossier est refusée. Il ne l’obtient qu’une fois le jugement ayant eu lieu. En deuxième instance, les juges, souverains de leur décision, reconnaissent le bien fondé de la contestation du dossier mais rejettent le recours en appel pour vice de forme sur le délai de recours - au 14è jour après la première condamnation au lieu du 10è d’après la loi. Aucun cas n’est fait de la plainte déposée par Olivier, du rapport de graphologue transmis, du contexte et des éléments rocambolesques de cette interpellation et garde-à-vue. Pour les juges l’outrage est entériné.
Quelques affiches apparaissent alors sur les lampadaires de la ville relatant l’embrouille au commissariat et citant les noms des présumés instigateurs. Cela ne fait pas rire. D’autant moins que tout individu doté d’un sens civique "ordinaire" évite généralement d’entacher ses rapports avec la police. Des exemplaires sont récoltés par les fonctionnaires, circulent à l’intérieur de la maison, une plainte est déposée par un des commissaires nommés, un début d’instruction pour diffamation. Puis finalement plus de nouvelles. Il faut comprendre que le procureur n’a pas jugé opportun d’instruire la plainte et de mener l’affront devant un tribunal. A étaler ainsi des documents de travail de la police, cela aurait pu partir dans le mauvais sens.
5 mois plus tard, le "j’accuse" du vélorutionnaire se retrouve encore sur quelques bons emplacements de collage mais aussi et curieusement dans les annexes d’un dossier de justice, sans rapport à priori. L’accusation portait sur un jet de yaourt. Quelques menaces proférées dans les couloirs lors du deuxième passage au commissariat. La cible était désormais identifiée.
En ce début d’année 2004, le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, avait fait une déclaration à la presse, avant de venir à Toulouse, à propos du devenir de l’association Mix’Art Myrys installée à l’ancienne Préfecture : " Art ou pas art, un squat est un squat, une atteinte à la propriété ". Le 2 février, sa Peugot 607 circulait à contresens à la sortie de la Préfecture pour échapper à quelques manifestants et se dirigeait vers le monument aux Morts en grillant les feux et en dépassant allègrement la vitesse autorisée au centre ville. Elle est alors devenue la cible d’un impromptu yaourtage vélorutionnaire. Olivier se trouvant au bon endroit, au bon moment a fait d’une pierre deux coups de yaourts périmés. Une fois l’acte accomplit, il n’y avait pas moyen de se faire la belle. Alors, sur le trottoir avec sa bicyclette, il a attendu que la nuée de policiers postés sur le trajet l’arrêtent ce qu’ils n’ont pas tardé à faire, sans aménagement pour le coup, en le plaquant à terre violemment, avec son vélo.
La condamnation a été confirmée en appel : 4 mois de sursis pour "outrage à personne dépositaire de l’autorité publique" et "rébellion" lors de son arrestation. Des dizaines de policiers occupaient la salle d’audience et les couloirs lors des 2 procès.
Le dossier d’accusation comportait une pièce pour le moins irrégulière pour soutenir la thèse de "rébellion" lors de son arrestation ; thèse réfutée par l’accusé qui invoquait le guidon de son vélo pour avoir causé un hématome entre les côtes à un policier : le certificat médical justifiant l’arrêt de travail du fonctionnaire était daté de la veille des faits. Autre curiosité, le rapport d’un expert psychiatre qualifiant de pathologie mentale la tendance "anarchiste" des propos du prévenu. La défense n’a pas relevé ces détails et s’est engagée dans un plaidoyer tout aussi morne qu’inefficace sur les souplesses nécessaires à la démocratie et la liberté d’expression. Evidemment ce ne sont ni les avocats ni ceux qui aiment les écouter qui payent les pots cassés dans ce type d’affaire. La colère est venue après les jugements quand Olivier a pu enfin consulter lui-même le dossier d’accusation puis découvrir à nouveau les dégâts. La veille du verdict d’appel, l’association est expulsée de son local à Fontaine-Lestang.
Le prochain épisode survient le 16 décembre 2004 lorsque Olivier est braqué au sol par des policiers municipaux, menotté et livré au Commissariat Central pour avoir circulé à vélo en dehors des "aménagements cyclables" et avoir exprimé son refus de rouler sur la piste meurtrière (conseillé selon la signalisation mais nullement obligatoire). Il a été condamné par la cour d’appel à 900 € d’amende pour "entrave à la circulation" et "dégradation d’un véhicule municipale", un coup de pied parti dans la porte du véhicule dans lequel il a été baluchonné du Pont des Catalans au commissariat. Ses affaires et le vélo, de nouveau abandonné sur place, ont pu être récupérés grâce à un témoin solidaire. Il a fallu 4 mois pour que le Maire dépose plainte permettant l’inculpation. Aucun accès au dossier d’accusation malgré les demandes réitérées. En première instance, la juge avait condamné le cycliste peu avant 9h30 du matin, au début des audiences et sans attendre l’avocat qui avait signalé une dizaine de minutes de retard. C’était remarquable, car le public, venu en soutien, avait plutôt pour habitude d’attendre l’audience pendant des heures, pour passer en dernier, après tout le monde, voir s’il n’y en avait pas entre-temps qui partent, lasse de faire les petits pas dans le hall.
Le 8 janvier 2005, Olivier repart en garde à vue pour une nouvelle "entrave à la circulation", à la fin d’une manifest’action déclarée et autorisée sur le Pont St. Pierre, pont réclamé piéton par l’association Vélorution ! et Chiche, co-organisatrice de la manifestation. Petit flop pour ce qui est de soutenir le gardé-à-vue. Les camarades de Chiches ne se sont pas inquiétés et sont rentrés tranquillement à la maison. Verdict du juge : 500 € d’amende. Le dossier d’accusation est encore refusé à la défense, les policiers sont présents par dizaines. Une petite brève dans le torchon local mentionnant le refus explicite du juge de donner accès au dossier d’accusation lors de l’audience a généré un contact avec une autre victime de la justice, qui a fait condamner la France à la Cour Européenne, pour cette dénégation du droit élémentaire à la défense. La condamnation fait jurisprudence mais reste sans conséquences dans les tribunaux du pays. Quand on sait que de nombreux avocats acceptent quotidiennement de plaider sans dossier d’accusation, cela ne surprend pas. Pas de convocation envoyée pour l’appel qui sera jugé en catimini le 13 décembre 2005 et confirmera la peine.
Le 5 mars 2005 Olivier s’en plaint au juge, énumérant les multiples entraves à un procès équitable puis nomme le président de cette parodie "d’ordure magistrale", par courrier, ce qui lui vaut une inculpation pour "outrages non rendus publics". Une petite bande de commissaires s’en donnent à cœur joie pour rattraper le dangereux individu. Ils débarquent chez une amie vélorutionnaire à l’improviste, jouent les gros bras, pénètrent son domicile privé et l’embarquent au commissariat pour un interrogatoire dénué de sens et d’intérêt. Le but de la manoeuvre totalement illégale : s’en prendre à l’entourage avec intimidations et menaces, sans se priver de mentionner au passage les jolis mollets que la Vélorution donne aux filles. Dans les papiers annexes au procès verbal, découvert bien plus tard dans le dossier, il est soigneusement précisé que la personne s’était déplacée dans le bureau du commissaire de son plein grès.
Puis la piste n’était pas mauvaise, puisque, en résonnant au domicile de l’amie quelques jours plus tard, c’est Olivier qui s’y trouve, seul. Il est alors arrêté et conduit au commissariat pour une garde-à-vue qui durera 43 heures avec cette fois-ci le chantage de la comparution immédiate et du mandat de dépôt.
Olivier en ressort libre de justesse, mais le jugement en appel confirmera pour l’ex-yaourteur 6 mois de prison avec sursis et interdiction de sortir du pays.
Le sommet des aberrations n’était pas encore atteint. Il survient le 2 avril 2005, quand Olivier est à nouveau "recueilli" sur la chaussé avec pertes et fracas à la fin d’un manifestation cycliste déclarée à la Préfecture. Motif : "entrave à la circulation des bus". C’était un samedi de mobilisation syndicale et lycéenne, la circulation des bus était déviée du centre-ville depuis 14h l’après-midi.
Le cortège s’était dirigé de la Préfecture à la Prairie des Filtres, à pied en poussant les vélos, charrettes et autres appareils extraordinaires, un défilé d’imagination contre les fanatiques de la bagnole. Sur le Pont Neuf deux individus au volant de leur engin meurtrier ont forcé le cortège à coup de moteur, en manquant de quelques centimètres d’écraser le pied d’un jeune manifestant, à 50 m de l’arrivée.
L’incident a laissé perplexe de nombreux témoins, manifestants et passants, car après s’être octroyé le passage, le véhicule s’est arrêté 30 mètres plus loin, les jeunes sont descendus, ont ouvert leur coffre arrière et ont sorti un piolet à glace de grande taille, flambant neuf, ainsi qu’un marteau. Ils se sont postés au milieu du Pont et ont fait comprendre aux manifestants qu’ils avaient bien sortis leurs attirails pour leur faire la peau.
Le cortège a du s’arrêter, ce qui, abstraction faite du contexte, devait constituer l’entrave à la circulation. Sans guère de solution alternative quelques personnes se sont dirigées vers les jeunes pour négocier le passage, avec succès. Les jeunes ont rangé leurs armes, puis sont repartis pour se garer curieusement un peu plus loin, en bas du Pont.
Le cortège venait tout juste de se remettre en route lorsque plusieurs policiers sont arrivés en courant par derrière sur le trottoir puis ont gagné la hauteur d’Olivier qui se trouvait sur la voie des bus. Un commissaire arrivé dans le cortège lui a brièvement signifié qu’il faisait état d’une arrestation pour "entrave à la circulation des bus" puis les policiers l’ont aussitôt bousculé pour le mettre à terre. Il leur a fallu quelques secondes pour le dégager de son vélo, car le vélorutionnaire avait réagi à l’agression en croisant les deux jambes entre le cadre. Les policiers l’ont plaqué à terre sur le ventre, les bras croisé dans le dos, en le maintenant dans une position qui a failli l’étouffer. L’arrestation a été filmée dans son intégralité, la vidéo peut être visionnée sur Internet :
Par la suite les manifestants et les passants ont du insister longuement auprès du commissaire pour qu’il s’intéresse aux deux jeunes qui venaient d’agresser le cortège avec une violence inouïe, toujours présents en bas du pont, et pour qu’ils soient embarqués au commissariat en même temps que Olivier. Résultat : les jeunes ont été relâchés après un simple contrôle d’identité et ils n’ont jamais été poursuivis, malgré une plainte déposée à leur encontre, tandis que Olivier a été mis en garde à vue et inculpé pour le motif "d’entrave à la circulation des bus" et "rébellion" lors de son arrestation. La défense a accepté de plaider sans dossier d’accusation. Le juge a fini par accepter d’entendre deux témoins. Rien ne l’obligeait, l’avocat ayant manqué de convoquer les témoins qui s’étaient signalés de façon régulière. A la place, il s’est entretenu la veille avec le juge, d’après ce qu’il a déclaré à son client le jour de l’audience, sans pour autant révéler le contenu de son entretien. Cela semblait avoir constitué pour lui une démarche suffisante. A part le prévenu et les deux témoins, personne n’a pu accéder au tribunal, ce jour-là, une bonne vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux. Deux journalistes de "France 3" équipés d’une caméra ainsi qu’un journaliste de la "Dépêche du Midi" venus assister à l’audience publique, ont été refoulés à la porte par des policiers postés à l’entrée du bâtiment, de même que le public. Les débats ont été reportés à une nouvelle audience, en raison du document audiovisuel fournit par la défense et qui devait être projeté. Mais le jour venu, l’accusation a finalement, et par surprise, présenté 15 photos tirées de la vidéo sans que la défense ait pu en prendre connaissance. La résistance passive et légitime invoquée par Olivier n’a pas été retenue dans les débats, pas plus que la thèse d’une bavure policière et du harcèlement. A la fin de l’audience, Olivier a exprimé sa colère concernant "le déni de justice" et "la parodie de procès" qui lui était réservée. Le juge a immédiatement ordonné son expulsion de la salle. Convoqué une fois de plus, le 26 janvier 2006, Olivier s’était présenté sans avocat, le dernier ayant été renvoyé pour faute grave. Olivier a demandé encore une fois le renvoi de l’audience pour n’avoir toujours pas obtenu la copie du dossier d’accusation quatre mois après la dernière séance. Le juge le somme alors de se conformer une fois pour toutes puis de commencer par respecter le tribunal. L’intervention d’une personne du public objectant que l’accès au dossier d’accusation relevait normalement du respect élémentaire de la justice, s’est soldé par son expulsion immédiate de la salle d’audience sur l’ordre du juge qui rappelle qu’aucune intervention du public n’est tolérée. Verdict rendu le 26 janvier 2006 : "4 mois d’emprisonnement sursis mise à l’épreuve pendant 18 mois, obligation d’exercer une activité professionnelle même à titre bénévole" pour "récidive de rébellion". La peine a été alourdie en appel et le jugement définitif prononcés le 21 juin 2006 : 2 mois d’emprisonnement. Le verdict a été commenté par l’accusé à la fin de séance : "pas de preuves, pas de débats, il y a des bavures policières, c’est un jugement inique". Ce commentaire lui a valu une nouvelle condamnation le 17 octobre 2006 à la peine de "1 mois d’emprisonnement pour des faits d’outrage par parole, écrit, image à magistrat ou juré dans l’exercice de ses fonctions (faits commis le 21 juin 2006), condamnation qui a entraîné également la révocation du sursis des 4 mois de prison pour le yaourt. Le dossier de recours en cassation pour l’arrestation au Pont Neuf a été rejeté.
Le 9 novembre 2007, la juge d’application des peines a rejeté la demande d’aménagement.
Le 27 novembre, Olivier a été interpellé par 4 policiers sur la place du Capitole où il tenait un "garage volant" hebdomadaire. Les policiers lui ont signifié qu’il devait les suivre au commissariat. Objectant de n’avoir reçu aucune convocation et de n’avoir commis aucune infraction, Olivier s’est soustrait à l’interpellation. A défaut de pouvoir l’embarquer les policiers ont embarqué la charrette de la Vélorution contenant les caisses d’outils de l’association.
Se rendant le lendemain au commissariat central accompagné d’un autre bénévole de l’association pour localiser la charrette, Olivier apprend sur place qu’il ne fait objet d’aucun mandat de dépôt, d’aucune fiche, et que l’intervention au Capitole n’a pas été signalée au registre. Aucune mention portant sur sa personne ou la charrette de l’association. Après avoir épluché toutes les mains courantes de 7h à 15h le mardi 27 novembre, sans résultat, l’hôtesse d’accueil, confie au vélorutionnaires qu’ils pouvaient peut-être trouver ce qu’ils cherchaient dans un garage de dépôt de la police au nord de Toulouse. La charrette y a été récupérée en effet. Le lendemain, les policiers se sont déplacés à l’atelier de l’association situé à Mix’Art Myrys pour embarquer Olivier au commissariat.
Il a été incarcéré le lendemain, 30 novembre, à la maison d’arrêt de Seysses. "
Vélorution Toulouse


