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Toulou’secours !

 
Un adhérent en exil à Albi, dans le sud-ouest, nous raconte son nouveau quotidien de cycliste urbain. Témoignage.

Appel au secours

J’appelle les Vélobroges à mon secours ! Des troupeaux entiers d’Autonnosaures Rex me harcèlent sans cesse et me traquent sans répit.

Cycliste au quotidien, j’ai récemment quitté les pistes cyclables Grenobloises et les si belles pistes vertes le long de l’Isère pour une autre ville : Albi. Relativement plate, au climat agréable, cette ville semblait plutôt idéale pour une personne comme moi, qui a un p’tit vélo sous les fesses et un autre dans la tête. Mais c’était sans compter sur ceux qui ont un pot d’échappement dans la leur.

Albi n’a que très peu de pistes cyclables, et qui ne sont pas protégées. Ce ne sont que de simples bandes peintes sur le sol en vert et blanc. Celles du centre-ville servent comme aires de stationnement pour les voitures. La bagnole est partout, le vélo n’a qu’à se faire tout petit.

L’espace est pour la voiture. Et ils l’utilisent. Un espace sans vie où les machines de tôle et de plastique roulent à tombeau ouvert. Un espace sans bon sens où les clones décérébrés klaxonnent furieusement les hirondelles. Un espace sans liberté où en fait la vie des autres ne compte pas. Un no man’s land, une terre hostile, une ville en guerre.

Combien de fois par jour suis-je obligé de m’arrêter à un feu et d’attendre qu’il passe au rouge pour pouvoir tourner à gauche ? Cette manière si simple et si belle de se déplacer, cette liberté que j’ai décidé de prendre, on me l’a enlevée pour ne me laisser que la crainte.

Ici, circuler à vélo tous les jours c’est risquer sa vie tous les jours. Sans protection, sans espace pour, c’est à chaque fois que le rugissement d’un moteur se fait entendre par derrière, serrer à droite, rouler dans le caniveau, risquer de se gameller, mais surtout prier le dieu du vélo (celui qui a un grand guidon qui lui traverse la tête) pour que cette satanée bagnole passe… sans casse. Et si vous ne croyez pas en lui (mais vous avez tort), il ne vous reste plus comme option que d’appeler : AU SECOURS.

Alexis

 
 
Publié le lundi 28 janvier 2008
Mis à jour le lundi 13 octobre 2008

 
 
 
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