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L’aventure Véloparc Gare

La création du Véloparc Gare a été une belle aventure pour l’association. Pendant 5 ans, elle a géré ce lieu à sa manière en collaboration avec la Mairie de Grenoble. Voici en quelques lignes la Saga du Véloparc 1998-2004.

Le projet fût initié par la Ville de Grenoble, sous l’influence de son élu aux Déplacements et à l’Environnement, président du Club des Villes Cyclables de surcroît. L’idée reposait sur la mise en place d’un service de consigne à vélo destiné aux pendulaires, habitants de la région urbaine venant travailler sur Grenoble. Parallèlement, un point de location de vélos urbains devait être aménagé, ainsi qu’un atelier d’entretien destiné aux abonnés en consigne annuelle qui auront souscrit un contrat spécifique.

En avril 1998, le Ville se rapprocha de l’association et lui demanda de gérer le fonctionnement du lieu. En contrepartie de quoi, la Ville s’engagea sur différents points, liés au financement du projet, mais également au fonctionnement général de l’association. Le projet nous paru très intéressant, et même s’il fût revu à la baisse, l’association accepte tout de même le rôle et débloque le projet. L’été servit au montage budgétaire et qualificatif des services, l’automne à l’élaboration des postes et de leur financement. En décembre, l’association embaucha un premier salarié. Le 4 janvier 1999, jour d’ouverture officielle du local, trois autres nouveaux salariés commençèrent leur contrat.

Le début de l’aventure en fanfare

Le VéloParc Gare proposait alors 50 places de consigne et une flotte de vingt vélos urbains en location. En mars, lors de l’inauguration officielle par la Ville, en présence du Maire de Grenoble, de son adjont aux déplacements, d’une foule nombreuse et du gratin dauphinois, toutes les places étaient occupées. Succès ! diront certains mais force est de constater que les moyens mis en œuvre ne suffisaient pas. En août de la même année, une réorganisation du stationnement nous permettait d’augmenter la capacité du lieu, pour atteindre 86 emplacements. En deux semaines, l’œuf fût plein. En novembre 1999, 10 vélos supplémentaires étaient mis en location.

Le Véloparc Gare ouvra ses portes en direction notamment des habitants de la Région Urbaine travaillant à Grenoble qui préféraient le train à la voiture particulière. Les abonnés annuels de la consigne sont essentiellement originaires du l’ouest de l’Isère pour qui la gare est une entrée dans Grenoble.
Présentant nos résultats après une première année d’exploitation à nos partenaires en janvier 2000, nous fîmes état du besoin d’agrandissement des lieux afin de répondre au succès du service de consigne. Notre demande est enregistrée et nous continuons de noter toute demande de place sur une liste d’attente.

Durant l’année 2000, l’activité était soutenue économiquement, mais... pas suffisamment financièrement. Dans l’attente de l’agrandissement et l’absence de réponses concrètes à nos demandes, certains permanents se démotivèrent et quittèrent le Véloparc en janvier 2001. Au printemps, nous achetâmes 30 vélos pour répondre à la demandes du public et redonner de l’entrain aux salariés et responsable du projet.
L’année 2001 se solda par un accroissement de recettes de 68% en location. En avril 2002, nous commandâmes 40 nouveaux vélos et notre parc atteigna 100 unités. En octobre, les 30 vélos de 2001 fûrent vendus en occasion lors de « Fête la rentrée » sur le campus universitaire. En février 2003, nous achetâmes 30 autres vélos, suivis en mai par 30 autres destinés au Conseil Général de l’Isère pour une location de neuf mois.

Le succès militant d’un nouveau service

L’agrandissement du local fût finalement terminé fin décembre 2003. Le nombre de places offertes en consigne passa alors de 86 à 262. Les personnes sur liste d’attente ont toutes pu trouver un emplacement dès janvier 2003. Nous accueillâmes de nouveaux abonnés jusqu’en septembre 2003. A partir de cette date, les 262 places de consigne du Vélo Parc Gare fûrent utilisées et une nouvelle liste d’attente fût constituée... regroupant rapidement plusieurs dizaines de personnes.

Le Vélo Parc Gare fut une réussite tant du point de vue de la consigne que de la location. A ce moment, uN p’Tit véLo dAnS La Tête opta pour l’achat direct de vélos, par quantité raisonnable, en renouvelant le parc tous les dix huit mois dans l’idéal. Acheté le temps d’une année et demie, ils étaient revendus en occasion sur place ou au cours de bourses à vélo organisées par l’association. De plus en ayant un parc uniforme qui nécessite les mêmes outils et pièces de rechange, elle facilite la gestion de la location. Selon ce schéma, l’association rendait service à des cyclistes locataires, elle augmentait le parc de vélo de l’agglomération, ainsi que les recettes du VPG. A la fin de l’année 2003, le parc est de 130 vélos, deux tandems, trois modèles exposition/essai, six vélos enfant.

Grâce à l’investissement matériel, à la notoriété du service et des relations naissantes avec des entreprises grenobloises élaborant des plans de déplacement, les locations connurent une hausse constante depuis la création du service.

L’association uN p’Tit véLo dAnS La Tête avait développé une activité au-delà de ce qu’imaginait nos partenaires ; militante et motivée, elle eût à coeur de développer les services au cyclistes et d’accroître la part d’autofinancement du projet, dans un soucis de pérennisation des Emplois Jeunes.
De la même manière, le Vélo Parc Gare ne se limita pas aux services de consigne et location. L’entretien des vélos était prévu dans le cadre d’un contrat annuel consigne et nous avons étendu ce service à toute personne désireuse de faire entretenir sa bicyclette. Cette offre autour du vélo urbain répondait à un secteur délaissé par des vélocistes de moins en moins nombreux.

Parallèlement, et parce que la nécessité s’est fait sentir, nous avons mis en place un Pôle d’Information sur les Eco-Déplacements : Le P.I.E.D. Tout un chacun pouvait y trouver des informations sur les aménagements et la politique cyclable, le magazine Vélocité de la Fubicy, un calendrier des événements locaux, nationaux et internationaux en lien avec le vélo urbain, des fiches de suivi des aménagements de l’agglomération, des ouvrages plus littéraires, etc. A terme, ce pôle devait regrouper des informations sur l’ensemble des alternatives et solutions pour rivaliser avec la voiture.

Une fin morose

En avril 2002, nous interpellâmes la Ville de Grenoble sur la fin, programmée en décembre 2003, du projet initial « Vélo Parc Gare », via l’arrêt des aides afférées aux contrats Emploi Jeunes sur lesquels il s’appuyait fortement.
Du fait de la compétence « vélo urbain » qui lui fût transmise, la Métro (la communauté d’agglomération grenobloise) fût chargée de créer une suite à l’expérience que nous menions en gare.
En avril et juin 2003, nous sommes invités au SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun), bureau technique en charge des transports sur l’agglomération, en compagnie des responsables « mobilités alternatives » de la Métro pour apprendre qu’un appel d’offre européen serait lancé.

Le 20 septembre 2003, la Métro publia un appel d’offre pour « la mise en place et la gestion d’un service de location, gardiennage sur plusieurs points de l’agglomération ». uN p’Tit véLo dAnS La Tête constitua un dossier de réponse en proposant la création d’une SCOOP. La clotûre de l’appel était annoncé au 7 novembre… le délai de réponse aux propositions, fût toutefois décalée de 15 jours.

Lors du Conseil de Communauté de Grenoble Alpes Métropole du 28 novembre, le président D. Migaud annonça officiellement que le dossier retenu était celui de la Semitag. Cette attribution du marché à la compagnie de transport en commun fût « un peu » sans surprise...
Il restait alors cinq semaines à l’opérateur désigné pour mettre en place le projet Métrovélo. En décembre 2003, les salariés du Vélo Parc, mouture P’tit vélo et Emploi Jeunes, rejoins par un mécanicien de l’atelier de recyclage, tous intégrés à l’appel d’offre, se firent proposer une place au sein de ce projet et de l’entreprise Semitag.

Ils débutèrent en janvier 2004 à la gare sous de nouvelles couleurs : jaune ... cocus ? L’association se restructura autour de l’atelier de la rue Londres, en ayant perdu ses ressources humaines salariées. Elle transmit ses marchés entreprise à un nouveau vélociste : Dayak, qui participa ensuite à la création de la Maison du vélo soutenue par la Métro.
Même si l’association fût deçue de ne pas continuer l’aventure, elle réussit, au moins à s’enorgueillir de son rôle de défrichage pour le développement d’emplois et de perspectives pour des entreprises ... pourvu que les cyclistes et le vélo y gagne... bien entendu ! (?)

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